Actu | Le lundi des clubs palois
La Section met soixante-dix aux voisins, le Pau FC cale et l’Élan attend
Un derby transformé en démonstration, un but de trop encaissé à Montpellier et un match de basket qui n’a jamais commencé : le lundi palois a le sourire large, mais pas uniforme.
Il est des lundis où l’on ouvre les résultats avec la prudence d’un homme qui soulève le couvercle d’une cocotte. Celui-ci sent surtout le café, la victoire et, du côté du Hameau, une franche odeur de démonstration. La Section Paloise a battu Bayonne 70 à 28. Oui, soixante-dix. Le Pau FC a, lui, laissé les trois points à Montpellier pour un seul but. Quant à l’Élan Béarnais, il a passé le week-end sans match, ce qui reste une manière très sûre de ne pas perdre, mais assez médiocre pour remplir une tribune.
Soixante-dix points : le Hameau avait gardé la porte, pas la caisse
La Section recevait l’Aviron Bayonnais samedi pour la deuxième journée de Top 14. On annonçait un derby serré, rugueux, chargé de regards en coin et de souvenirs de clochers. Pau a préféré une autre forme de conversation : 70 à 28, bonus offensif et première place du championnat après deux journées, à égalité de points avec Lyon mais devant au classement.
Taquinons avec mesure. Nos voisins basques sont venus au Hameau, ils ont marqué vingt-huit points et cela aurait suffi à gagner plus d’un match. Le souci est que la Section en a inscrit quarante-deux de plus. À ce niveau, le tableau d’affichage n’est plus un commentaire : c’est un membre du comité d’accueil.
La prudence reste obligatoire. Deux journées ne font pas une saison et le Top 14 sait reprendre très vite ce qu’il vient de donner. Samedi prochain, Pau ira justement à Lyon, autre équipe à neuf points. Mais commencer par une victoire à Montpellier puis dérouler ainsi contre Bayonne donne le droit de marcher un peu plus droit jusqu’à mardi. Après, retour au travail : même les coqs béarnais doivent penser au prochain lever du jour.
Le Pau FC résiste, puis cède sur un but
À la Mosson, vendredi soir, le Pau FC a longtemps tenu Montpellier en respect. La rencontre est restée fermée jusqu’à la 72e minute, lorsque Théo Sainte-Luce a inscrit l’unique but du match. Défaite 1 à 0 : le genre de score qui ne permet ni de crier au naufrage ni de rentrer satisfait.
Les Palois ont défendu, patienté et essayé de revenir dans les dernières minutes. Ils repartent pourtant sans point et glissent dans la seconde moitié du classement. La Ligue 2 ne distribue pas de prime à la dignité défensive ; autrement, nous serions déjà en train de calculer les places de barrage. Il faudra transformer la solidité en occasions, puis les occasions en buts — cette dernière opération étant, paraît-il, toujours admise par le règlement.
Vendredi, Dunkerque viendra au Nouste Camp. Voilà une bonne occasion de remettre le compteur dans le bon sens, devant un public qui accepte beaucoup de choses mais préfère tout de même quand le ballon jaune et bleu termine du bon côté de la ligne.
L’Élan attend encore le vrai coup d’envoi
Du côté du basket, pas de résultat ce week-end. Le match de préparation prévu mardi dernier contre Boulazac à Agen a été annulé. L’Élan reste donc sur sa défaite amicale du 5 septembre face à Roanne, 92 à 67, après son succès de prestige contre l’ASVEL la veille.
Il ne faut pas tirer de roman d’une présaison, surtout lorsqu’un chapitre disparaît du calendrier. L’objectif est désormais la première journée de Betclic Élite, le 26 septembre à Nanterre. Le retour parmi l’élite mérite quelques réglages ; personne ne demandera au Palais d’être patient très longtemps, mais chacun peut lui laisser encore une quinzaine de jours.
Le mot d’Eder
Le week-end palois tient donc en trois humeurs : la Section bombe le torse, le Pau FC serre les dents et l’Élan lace encore ses chaussures. On ne fera pas croire que tout est parfait. On dira simplement que mettre soixante-dix points à Bayonne fournit au lundi une lumière assez généreuse pour éclairer aussi les coins moins réjouissants.
Aux voisins, souhaitons une bonne semaine et un tableau d’affichage plus tendre. Nous ne sommes pas cruels. Nous avons seulement de la mémoire, un peu de fierté et, depuis samedi, soixante-dix bonnes raisons de sourire.