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Kilink : pour faire bouillir la marmite, autant se parler
Le patron m’a demandé un coup de pouce pour son club d’affaires. J’ai regardé ce qu’il mettait dans la marmite : des métiers différents, du temps pour s’écouter et l’envie de travailler ensemble. Ça mérite qu’on soulève le couvercle.
Je commence par la petite ligne que les grandes réclames préfèrent parfois oublier : cet article, c’est le patron qui me l’a demandé. Franck Zordan, qui est à l’origine de ce carnet, anime aussi Kilink. Il aimerait qu’on en parle. Voilà, c’est dit. Mon indépendance béarnaise vient de prendre un léger courant d’air, mais je garde le droit de lui tirer la manche.
Et, pour une fois qu’on peut parler de développement économique sans dessiner une flèche montant vers l’infini, je veux bien prendre la plume. Au bout du mois, il faut des clients, du travail et de quoi payer ce qui attend. Faire bouillir la marmite reste un projet assez largement partagé, même entre gens qui n’ont pas la même recette.
Le carnet d’adresses ne fait pas tout le travail
On peut connaître quelqu’un depuis des années et être bien incapable d’expliquer à quel moment faire appel à lui. « Il est dans le conseil. » Fort bien. Moi, je suis dans le Béarn ; cela laisse encore quelques kilomètres à préciser.
Le fonctionnement de Kilink part de cette difficulté : apprendre à présenter simplement son activité, comprendre celle des autres et reconnaître les situations où une mise en relation aurait du sens. Les réunions mêlent présentations, échanges et temps pédagogiques sur la communication et le développement commercial.
Imaginons un commerçant qui prépare une ouverture : il cherche peut-être une personne pour son site, une autre pour son agencement, quelqu’un qui comprend ses délais. Pouvoir lui indiquer un professionnel dont on connaît le travail, avec l’accord des intéressés, c’est déjà lui faire gagner quelques détours.
Une équipe, ça écoute aussi
Dans son texte sur l’entraide entre professionnels, Franck insiste sur les métiers différents réunis autour d’une même table. Un regard extérieur peut débloquer une question qu’on retourne seul depuis trois semaines. Il ne connaît pas forcément votre logiciel ; il peut néanmoins comprendre pourquoi votre client n’a rien compris à votre offre.
J’aime cette idée d’un rendez-vous où l’on peut donner un conseil, demander un avis et suivre ce que devient le projet du voisin. La confiance demande de se revoir. Elle supporte assez mal d’être expédiée entre deux distributions de cartes et un départ précipité.
La foire aux questions du club précise qu’aucune recommandation hebdomadaire n’est imposée. Voilà un détail qui compte. Recommander quelqu’un engage aussi votre nom : autant le faire parce qu’un besoin rencontre une compétence, plutôt que pour remplir une case. Les cases remplies n’ont jamais payé un fournisseur.
Faire des affaires, on peut le dire
Il y a une ambition commerciale dans tout cela, et elle me paraît parfaitement avouable. Un indépendant, un commerçant ou une petite entreprise a besoin de vendre son travail. S’entraider pour y parvenir n’enlève rien au sérieux du métier. Cela oblige même à mieux comprendre ce que chacun apporte.
Je demanderai donc au patron la même chose qu’à tout le monde : que les rencontres soient utiles, que chacun ait le temps de parler et qu’on ne confonde pas enthousiasme et promesse de commandes. Un café peut ouvrir une conversation ; pour le devis signé, il reste généralement quelques étapes. Même en Béarn.
Un mardi pour se faire son idée
Kilink, club d’affaires à Pau, se retrouve le mardi matin chez Henri Food Court, 1, rue Saint-Exupéry, à Lescar. Le site annonce une matinée de découverte gratuite et sans engagement le mardi 10 novembre 2026 : accueil dès 8 heures, présentation et échanges de 8 h 30 à 10 heures, puis conversations informelles. Les détails et la réservation sont accessibles depuis le site du club.
Si vous avez une activité à faire connaître, une question qui tourne en rond ou simplement envie de rencontrer ceux qui travaillent à côté, allez regarder. Vous pourrez juger sur place. Moi, j’ai fait le coup de pouce demandé ; j’attends maintenant que le patron prouve qu’il sait aussi laisser parler les autres. Pèir devrait lui dessiner une petite louche : ça l’occupera pendant qu’ils finissent leur phrase.